La Boulangère

Estándar

Este relato tuvo que ser en francés…(por más que traté, la panadera no quiso hablarme en español…) pero no se preocupen, ¡¡¡la traducción está abajo!!!

                           – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

A deux pas du marché d’Aligre; plus précisément au 17, rue de Cotte, dans le onzième arrondissement de Paris, la lumière est allumée depuis longtemps.

Dehors, il fait encore nuit, mais bientôt il va falloir être prêts. Nous sommes samedi et tout le monde sait exactement ce que ça veut dire.

Madame Lambert le sait très bien, en tous cas. Elle ne réfléchit pas, elle agit. Passant devant les fourneaux, elle pousse le chariot plein de croissants et de pains au chocolat jusqu’à la boutique où elle a déjà tout nettoyé. Les vitrines attendent avec impatience d’être remplies de gourmandises et de leurs délicieux parfums qui attireront les passants et les feront commencer la journée en beauté.

Elle sort chaque pain un par un et le pose délicatement à sa place. Vite fait, bien fait, car elle sait qu’il lui restent encore plusieurs allers et retours à l’arrière boutique.

Même si elle est très concentrée, elle n’arrête pas de penser à sa journée d’hier. Sa matinée avait bien commencé, mais à midi tout à brusquement changé. Elle était en train de manger un sandwich fait par son mari, préparé avec la baguette la plus moelleuse et craquante qui existe, du bon jambon cru, de la mozzarella, des tomates séchées et des olives noires, son préféré du monde entier… quand soudain, elle a entendu sa dent craquer. Une douleur insoutenable a suivi. Elle a couru à toute vitesse aux toilettes pour se regarder dans le miroir. La couronne de sa molaire droite était cassée en deux. Et merde.

Pour faire une longue histoire courte:

Après avoir appelé sa fille pour qu’elle vienne la dépanner à la boulangerie et avoir tenu au courant son grognon de mari, elle monte chez elle en courant (elle habite au-dessus de la boulangerie, donc, c’était un trajet assez rapide). Jusque là, pas de problème. Elle appelle son vieux dentiste, dont elle aimerait se débarrasser un jour, mais bon, ça c’est une autre histoire… sauf qu’il n’est pas là. Elle entend la boîte vocale se mettre en route et la voix charmante du dentiste qui explique que le cabinet est fermé jusqu’au 13 janvier. Nous sommes le 8, ça tombe très mal. Et encore merde. Elle appelle alors au hasard plusieurs dentistes du coin, mais aucun ne veut la prendre en urgence (et oui, en France, les cabinets dentaires prennent en urgence uniquement les personnes qui sont déjà des patients, chose que Madame Lambert n’est pas…) Bref. Pas de dentiste.

Pour finir, notre chère Madame Lambert passe toute son après-midi et la moitié de sa soirée à attendre à l’Hôpital Universitaire Pitié Salpêtrière dans le treizième arrondissement de Paris. Pour rien.

Elle repart avec sa molaire toute nue (sans couronne) et avec une ordonnance d’Efferalgan pour passer le week-end.

Autant vous dire que même si elle reste concentrée ce matin en faisant parfaitement, comme d’habitude, son travail à la boulangerie, elle a mal. Et elle est de très mauvaise humeur.

Finalement tout est prêt. Elle prend son sac et sort le fameux Efferalgan. Elle l’avale avec un grand verre d’eau en espérant qu’il fasse effet rapidement et ouvre la boutique. Il est sept heures.

Les gens attendent dèjá dehors. Il fait beau (pour un 9 janvier) et tout le monde est prêt à faire son marché: Bien sûr, en passant, ils achètent de quoi prendre un délicieux petit-déjeuner ainsi que le pain qu’ils emporteront chez eux.

Et oui. La boulangerie Lambert est connue et reconnue pour son pain bio pétri à l’ancienne, pour la quantité et la qualité de choix de produits et de farines différentes, et pour son pain au chocolat qui vous transporte dans un monde merveilleux où tous les rêves deviennent réalité.

 A dix-huit heures elle n’en peut plus. Elle voudrait être chez elle, en train de boire un bon verre de vin en regardant “The Voice” à la télé, assise sur son beau canapé bleu… Mais non, elle a encore deux heures devant elle, debout derrière sa caisse, à supporter son maudit mal de dents.

A ce moment là, la porte coulissante s’ouvre et une jeune femme un peu nerveuse rentre. Elle se tient loin de la caisse de Madame Lambert et d’une voix pas rassurée du tout lui demande:

-Bonjour Madame, une baguette s’il vous plaît.

Madame Lambert ne comprend pas un mot de ce que la fille est en train de dire. Elle sent l’impatience arriver. Elle lui redemande:

-Une quoi Mademoiselle ?

-Une baguette, répète la jeune femme, un peu plus angoissée.

La, elle croît comprendre le mot baguette, mais la prononciation de la jeune femme est tellement mauvaise et elle a si mal que elle n’arrive plus à réfléchir. Elle voudrait lui demander de partir, mais au lieu de ça elle lui répond:

-Non, je ne comprends pas… Montrez-moi ce que vous voulez. 

La fille s’avance doucement (trop doucement au goût de Madame Lambert) et avec un doigt hésitant lui montre les baguettes qui restent dans un panier placé à côté de la caisse.

-Ahhh, je comprends mieux maintenant. Vous voulez une baguette !

Elle en prend une du panier, l’emballe avec un papier blanc en mettant du scotch par dessus et la donne à la fille qui a son tour lui donne la monnaie exacte pour payer.

-Merci Madame.

A peine fini de remercier la boulangère, la fille sort à toute vitesse.

Dès que la porte se referme, notre chère madame Lambert pousse un cri.

Nous ne saurons jamais si c’était un cri de soulagement ou de douleur car ici même se termine notre histoire.

 

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –  – –

A dos pasos del mercado de Aligre, más precisamente en el número 17 de la calle de Cotte, en el barrio once de Paris, la luz está prendida desde hace mucho tiempo.

Afuera es de noche todavía, pero pronto habrá que tener todo listo. Hoy es sábado y ya sabemos lo que quiere decir eso.

Madame Lambert lo sabe, en todo caso. No piensa. Actúa. Empujando el carrito lleno de medias lunas y panes de chocolate, pasa delante del horno y llega a la tienda en donde ya ha limpiado todo. Las vitrinas esperan con impaciencia para ser llenadas con los panes y sus deliciosos aromas que atraerán a los pasantes y les harán comenzar su día como se debe.

Saca cada pan uno por uno y lo acomoda con cuidado en su lugar. Rapidito, porque sabe que le falta todavía dar varias vueltas a la trastienda antes de terminar.

Aunque está muy concentrada, no puede dejar de pensar en su jornada de ayer. Su día empezó muy bien, pero a media mañana todo cambio bruscamente. Se estaba comiendo su deliciosa torta preparada por su marido, hecha con el pan más crujiente y suave que existe, con jamón crudo, mozarela, tomates secos y aceitunas negras, su preferida del mundo entero….cuando de repente, oyó un crujido en su boca. Un dolor insoportable la hizo correr a toda velocidad al baño para verse en el espejo. La corona de su molar derecho estaba partida en dos. Mierda.

 Para ir al grano:

Después de hablarle a su hija para que viniera a ayudarle y de avisarle a su marido gruñón, sube corriendo a su casa (vive arriba de la panadería, por lo que no fue un trayecto muy largo). Hasta ahí, todo bien. Le habla a su dentista, el viejito, del que se quiere deshacer algún día (pero esa es otra historia), solo que no está. Escucha la mensajería vocal y a la carismática voz del dentista que anuncia que el consultorio está cerrado hasta el 13 de enero. Estamos a 8… Re-mierda.

Toma su teléfono y llama al azar a varios dentistas del barrio, pero ninguno quiere recibirla en urgencia (sí, en Francia, los consultorios dentales solo toman emergencias cuando la persona ya es paciente, cosa que Madame Lambert no es). En resumen, no hay dentista.

Para terminar, nuestra querida Madame Lambert pasa toda su tarde y parte de la noche esperando en las Urgencias del Hospital Universitario « Pitié Salpêtrière » en el barrio trece de Paris. Para nada.

Sale de ahí con su muela desnuda (sin corona) y con una receta de paracetamol para pasar el fin de semana.

No hace falta decirles que aunque está concentrada y hace perfectamente, como de costumbre, su trabajo en la panadería, la muela la duele; y está de malas.

Por fin está todo listo. Agarra su bolsa y saca el bendito paracetamol. Se toma una pastilla con un vaso grande de agua esperando que haga efecto rápidamente y abre la tienda.

Son las siete en punto.

Ya hay gente está esperando afuera. Hace un lindo día (para un 9 de enero) y todo el mundo está listo para ir de compras al mercado: de pasada se compran algo delicioso para desayunar y el pan que llevarán más tarde a sus casas.

Sí. La panadería Lambert es conocida y reconocida por su pan orgánico amasado a la antigua; por la calidad y la variedad de sus productos y de harinas diferentes, y por su pan de chocolate que te transporta a un mundo maravilloso en dónde todos los sueños se hacen realidad.

A las seis de la tarde ya no puede más. Quisiera estar en su casa tomando una buena copa de vino y viendo “La Voz” en la tele sentada en su cómodo sillón azul… Pero no. Tiene todavía dos horas delante de ella, parada detrás de la caja soportando su maldito dolor de muelas.

En ese preciso instante, se abre la puerta corrediza y una chica un poco nerviosa entra. Se para lejos de la caja de Madame Lambert y con una voz nada segura de sí misma dice:

-Bonjour Madame, une baguette s’il vous plaît.

Madame Lambert no entiende ni una palabra de lo que la joven está diciendo. No tiene mucha paciencia. Le pregunta:

-Une quoi Mademoiselle ?

-Une baguette, le repite la muchacha, cada vez más angustiada.

Ahí, Madame Lambert cree que comprendió la palabra “baguette”, pero la pronunciación de la chica es tan mala y el dolor tan fuerte que no tiene fuerzas para pensar. Quiere decirle a la chica que se vaya, pero en lugar de eso le contesta:

-Non, je ne comprends pas… Montrez-moi ce que vous voulez.

La joven se acerca despacio (demasiado despacio para Madame Lambert) y no muy convencida le enseña con su dedo las baguettes que quedan en una canasta situada al lado de la caja.

-Ahh, je comprends mieux maintenant. Vous voulez une baguette !

Saca una de la canasta, la envuelve con un papel blanco y le pone un pedazo de diurex por encima. Se la entrega a la chica que a su vez le da el dinero exacto para pagar.

-Merci Madame.

La chica da las gracias y sale casi corriendo de la panadería.

Justo cuando la puerta se cierra, nuestra querida Madame Lambert pega un grito.

Nunca sabremos si fue un grito de alivio o de dolor, porque aquí mismo se termina nuestra historia.

SONY DSC

Anuncios

5 comentarios en “La Boulangère

  1. Leonides Crespo.

    De eso se trata la literatura: de hacer pensar e imaginar al lector…y qué problema con el idioma. Desde hoy comienzo a estudiar algo de francés porque soy parlanchin y me gusta conocer la cultura de cada nación!

  2. Eli

    Dicen que los maestros nos llegan cuando estamos listos. Yo queriendo aprender frances y tu escribiendo con traduccion simultanea!
    Tu queriendo escribir y la francesa que se hace la pesada para venderte un chingado pan! Que maravilla que utilices la circunstancias de inspiracion!

  3. Irma Pérez

    Me parecío genial que lo hicieras en francés y luego la traducción me imagine a la pobre panadera con su dolor de muela…te quedo súper sigue entusiasmandonos con tus relatos

  4. Excelente descripción, Nos metiste de lleno en la panadería y en el dolor de la panadera y ahora entendemos porqué estaba de mal humor con la mexicana que no pronunciaba bien jajajajaaja, muy bien sigue así Lore!!!!

    Muchas gracias por tu esfuerzo y tu talento ❤

Responder

Introduce tus datos o haz clic en un icono para iniciar sesión:

Logo de WordPress.com

Estás comentando usando tu cuenta de WordPress.com. Cerrar sesión / Cambiar )

Imagen de Twitter

Estás comentando usando tu cuenta de Twitter. Cerrar sesión / Cambiar )

Foto de Facebook

Estás comentando usando tu cuenta de Facebook. Cerrar sesión / Cambiar )

Google+ photo

Estás comentando usando tu cuenta de Google+. Cerrar sesión / Cambiar )

Conectando a %s